Qui suis-je ?

Emmanuel-Juste DUITS, né en 1965,

Milieu bohème, père écrivain (Charles Duits -1925-1991-, surréaliste, ami d’André Breton durant l’exil New-yorkais de nombreux artistes européens qui fuyaient le nazisme...) ; parcours scolaire chaotique, notamment dans des écoles nouvelles, puis je quitte l’école à l’adolescence. Mes parents me laissent très libre, fréquentant surtout des adultes. Mon père est passionné de religions orientales, expérimentateur du peyotl dans les années 50 et 60, connu dans la contre-culture. Ma mère est affectée d’une maladie au long cours. Durant cette période, errance dans Paris, découverte des milieux New Age, "sectes", communautés, médecines parallèles, développement personnel etc. Rencontre de milieux sensibilisés à l’écologie.

Reprise du lycée en 1982 dans une section secrétariat puis Bac en 1985. A la même période je fréquente plusieurs étudiants déjà avancés en informatique et en biologie, qui deviendront chercheurs sur le pôle de Toulouse. Intérêt pour Jung, Adler et surtout l’école de Palo Alto (Watzlawick, dont la théorie de la communication influencera l’idée de réseau des Possibles).

Je quitte le domicile familial, interrompant des études de psychologie pour subvenir à mes besoins. Je m’installe dans une chambre et vis de "petits boulots" : entre 1985 et oct. 1987, gardien de nuit, secrétaire dans une auto-école, serveur en fast-food et restaurant végétarien, assistant sur un tournage etc. Enfin je réussis à trouver un contrat plus stable dans la télématique (1987-1992) comme surveillant de nuit d’une importante messagerie minitel (le minitel était l’ancêtre de l’Internet).

Avec Paul F., qui deviendra sous pseudo un slameur apprécié, je crée l’association "le réseau des Possibles" (1987-1992) qui a pour but d’expérimenter l’ouverture d’esprit. N’ayant pas vraiment les moyens de voyager, je profite de Paris, vu comme un monde en miniature où l’on peut rencontrer toutes les civilisations et toutes les couleurs du monde. Dans le Réseau, des anars et des lepenistes, des féministes et des machos, des nihilistes et des illuminés se retrouvent. Chaque membre utilise cet outil pour atteindre ses propres buts : vivre de nouvelles expériences, échanger des infos sur ce qui se passe dans des milieux peu connus (partis politiques marginaux, squats, "catophiles"...)... Il y a environ 200 personnes qui passent par des réunions d’infos, 60 à 80 personnes recevront le Bulletin qui annonce les activités, et 20 à 40 personnes participeront régulièrement. Nous arrêtons l’association faute d’un véritable local pour se réunir, et parce que personne ne veut taper régulièrement le Bulletin (c’est trop contraignant, nous n’avons pas assez l’âme de militants ni les moyens de payer quelqu’un pour faire ce travail).

En 1993, reprise d’études en philo (Paris VIII, avec comme profs D. Bensaïd, J. Rancière, A. Badiou, etc.). Grâce à ces profs passionnants, nouvel intérêt pour la philosophie politique. En 1995 je rencontre les dynamiques fondateurs d’un groupe scolaire qui me donnent la chance de travailler avec eux (je donne surtout des cours particuliers et des stages intensifs, et j’anime des classes à petits effectifs 2 ans). Je continue depuis dans cette voie de l’enseignement, qui me laisse beaucoup de temps libre pour écrire.

En 2005, je participe à la création de deux associations : Hyperdébat, qui a pour but de promouvoir le débat méthodique, et AQIT – association pour l’amélioration de la qualité de l’information, voir www.aqit.org – qui organise des conférences et des échanges avec des acteurs des médias. Nous lançons en 2006 les Bistrots de l’info, qui se tiennent une fois par mois et où un public passionné de média peut rencontrer des personnalités aussi différentes que Philippe Lefait, Elisabeth Lévy, Eric Brunet, Daniel Schneidermann, Jean-Pierre Tailleur… pour échanger en toute liberté. A partir des dialogues avec ces personnalités, nous préparons un ouvrage collectif pour cerner les problèmes de l’information et esquisser des pistes de solutions. Actuellement, je peaufine mes cours de philosophie (La philosophie par l’exercice) et corrige un essai sur les grands systèmes métaphysiques écrit il y a une dizaine d’années. J’espère que ces textes donneront aussi lieu à publication. J’ai aussi un « roman initiatique » assez inclassable dans mes tiroirs, inspiré notamment par des expériences d’hypnose et mon voyage à travers le milieu ésotérique.

En 2007, j’ai terminé un essai inédit sur la liberté d’expression qui développe l’article Faut-il tuer la liberté d’expression ? et étaye plusieurs préalables théoriques à la tolérance active.

Publications

En 1999, L’Homme réseau, penser et agir dans la complexité (Chroniques sociale, Lyon, EVO, Bruxelles).

En 2000, L’Autre désir (La Musardine, coll. d’essais L’attrappe-corps). Succès d’estime. Lien

En 2002, ouvrage collectif avec Eric Raulet (créateur du Festival d’Antibes et d’autres manifestations sur les rapports science/société, de sapience www.sapience.org) : Paranormal, entre mythes et réalités Lien. Une 15aine d’universitaires participe à l’ouvrage, qui est issu d’un Colloque que nous avons organisé en novembre 2000. Nous y avons l’honneur de recevoir Jacques Vallée, le grand chercheur connu pour son travail en informatique et son approche passionnante des OVNI.

En 2010, Mode d’emploi de la civilisation planétaire (Chronique sociale), qui se veut une synthèse actualisée de L’Homme réseau. Il est traduit en espagnol en 2012 sous le titre de La falsa alternativa de la globalizacion (Editorial Popular).

En 2011, Réussir les épreuves de philosophie (Studyrama), qui aurait pu s’appeler "la philosophie par l’exercice", car il propose après chaque chapitre une série de questions pièges, obligeant le lecteur à être actif et à s’orienter parmi des réponses en partie vraies : http://philosophie.ac-amiens.fr/spi... Cet ouvrage destiné aux étudiants de terminales (et à qui souhaite une introduction générale à la philosophie) propose donc une méthode inédite qui a interpellé quelques enseignants.

En 2014, La Logique de la Bête, exercices d’observation (L’éclat). Sous forme de brefs poèmes logiques, de jeux avec les limites mentales, de récits imaginaires qui se moquent de l’esprit du temps, il s’agit d’une expérience de pensée et d’une exploration des figures de l’aberration contemporaine.

Différentes publications en revues (« Supérieur Inconnu », « Question De », « Le Philosophoire », revue de philosophie destinée aux étudiants de CAPES, Agreg etc. : n°16 « Faut-il tuer la liberté d’expression ? » ; n°19 : « Devoir de mémoire : le retournement dialectique de l’Histoire » ; n°20 : « La philosophie contre le respect », une libre opinion dans la rubrique Rebonds de « Libération » en 2004…).

Quelques sites liés à mon travail

- http://www.utopies-concretes.org

- http://http://homme.reseau.online.fr

- http://www.hyperdebat.net

- http://www.aqit.org

- http://www.cahiers-pedagogiques.com...